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La vallée de la Sioule

La Sioule

La rivière Sioule prend sa source à proximité du lac de Servières, traverse St Bonnet près Orcival, puis Pontgibaud. Après s’être prélassées dans les retenues des barrages des Fades et de Queuille, les eaux vives de la rivière traversent“ les Gorges de la Sioule” : Châteauneuf les Bains, Lisseuil, Le Pont de Menat, Chouvigny. A Ebreuil, la rivière s’assagit pour arroser Saint Pourçain sur Sioule et son vignoble avant de se jeter dans l’Allier. Les 160 km de rivière sont alimentés par de nombreux affluents, le Sioulet et la Bouble étant les plus importants, qui recueillent les eaux sur un bassin de 2 500 km2. Le débit moyen à Saint Pourçain est voisin de 30 m3/s.

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Le viaduc et le barrage des Fades

Pour traverser la vallée que la Sioule a creusée dans les plateaux des Combrailles, les hommes ont construit des ouvrages célèbres : le pont médiéval à Menat, le viaduc centenaire des Fades à 132m au-dessus de la rivière, les viaducs dessinés par Eiffel à Rouzat et Neuvial (en aval d’Ebreuil) et le nouveau viaduc construit pour l’A89 (990 m de long à 150 m au-dessus de la Sioule). Vous pouvez avoir plus de renseignements sur la Sioule et le viaduc des Fades auprès de l’association Sioule et Patrimoine.

Vitrac et la Sioule

La Sioule sert de limite naturelle avec la commune de Saint Gervais d’Auvergne sur 3 km environ depuis le barrage de Queuille, jusqu’à la commune de Châteauneuf les Bains au niveau du vallon qui descend de Robaston.

La construction du barrage, qui est dit de Queuille mais qui est en réalité construit sur les communes de Vitrac et de Saint Gervais d’Auvergne, est l’événement majeur pour la vallée au début du XXe siècle (construction de 1902 à 1905).
Certains ont bien envisagé d’exploiter des mines de plomb argentifère, mais la qualité du minerai extrait lors des premières tentatives n’est pas suffisante. Il ne reste qu’un petit boyau, connu des minéralogistes, pour témoigner de cette activité ponctuelle.
La seule activité durable jusqu’aux années 1960-70 est l’agriculture et l’exploitation de quelques moulins comme un bâtiment en ruine l’atteste sur le bord de la Sioule aux Heyrolles.

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Photo IGN 1946


Allez consulter les photos aériennes de l’IGN prises en 1946 et 1960 (voir comment télécharger une photo ancienne), pour comprendre l’importance de cette activité sur la vallée : la forêt ne recouvre que les vallons exposés au Nord et à l’Est, les autres parties, même en pente étaient utilisées (pacage par les moutons principalement). Si on regarde plus en détail la zone située entre Gouzet et la Sioule, on voit que les habitants des Plateaux et des Heyrolles vivaient en travaillant plus d’une quinzaine d’hectares dans le fond de la vallée, et qu’une grande partie du vallon sous le village de Gouzet était entretenue par l’activité humaine car on distingue clairement que les arbres sont isolés.

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Zoom sur Gouzet 1946

Dans les années 1970, les exploitations en fond de vallée s’arrêtent, et les parcelles en pente ne sont pas exploitables avec les tracteurs qui équipent la majorité des petites exploitations agricoles de l’époque. Suivant les recommandations des administrations, de nombreuses parcelles sectionalles ou de particuliers, sont alors plantées de résineux, et en particulier de douglas qui n’est pas une essence locale. Vers 1975 la commune a fait une campagne importante pour remettre en état les chemins afin que les villageois, qui étaient encore pour la majorité soit des agriculteurs, soit des ouvriers d’usine exploitant les quelques hectares venant de la ferme familiale, puissent “sortir le bois” avec leur tracteur.

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Un chemin dans les bois

Maintenant il ne reste que quelques particuliers qui “font du bois” pour leur usage personnel, chauffage principalement, et certaines des parcelles de douglas ne peuvent pas être exploitées mécaniquement, donc la nature est la grande gagnante de l’évolution de ces dernières décennies. La forêt et ses habitants (oiseaux, chevreuils, sangliers, ...) occupent maintenant la quasi-totalité de la vallée, environ 400 ha soit près du tiers de la surface totale de la commune. Les habitations des Plateaux et des Heyrolles ont été transformées en résidences secondaires, les pêcheurs apprécient les berges de la Sioule pour « titiller » la truite avec leurs mouches et nos chemins sont devenus le paradis des promeneurs, randonneurs, cavaliers, chasseurs et autres cueilleurs de champignons.



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